Depuis le 16 avril, le patient doit désormais présenter une attestation signée par son médecin pour obtenir en pharmacie le finastéride, un médicament utilisé contre la calvitie. Le document certifié garantit que les risques d’effets secondaires graves ont bien été expliqués par le professionnel. Une précaution qui s’explique par le fait que la molécule peut provoquer des troubles psychiatriques et de la fonction sexuelle, voire nourrir des idées suicidaires.
Depuis le 16 avril, la délivrance du finastéride, médicament utilisé contre la calvitie et la perte de cheveux, est conditionnée à la signature d’une attestation par le médecin et le patient lui-même. Le document certifié devra indiquer que ce dernier a bien été informé par le professionnel de santé et est conscient des risques qu’il encourt en prenant ce traitement administré par voie orale (1 mg et 5 mg).
Une nouvelle obligation en complément des mesures déjà annoncées en septembre 2025
Cette attestation cosignée par le médecin et le patient (nouvel utilisateur) est valable un an et doit être renouvelée chaque année. Aux hommes qui prennent déjà le traitement, l’Agence de sécurité du médicament (ANSM) laisse un délai supplémentaire pour l’application de cette nouvelle obligation. Ils ont jusqu’à la mi-juin, le temps de revoir leur médecin.
A noter, l’attestation remplace le document d’information pour les patients, que l’agence avait mis en place en 2019. Il vient en complément des mesures déjà annoncées en septembre 2025, comme le changement de la notice, la réévaluation régulière de la pertinence du traitement lors d’une consultation avec son médecin et l’envoi d’une lettre d’information aux professionnels de santé.
Le finastéride disponible en comprimés de 1 mg et 2,275 mg
Pour rappel, le finastéride est indiqué pour le traitement de la chute de cheveux chez les hommes. Le comprimé de 1 mg par voie orale et celui de 2,275 mg (ou 2,275 mL en solution pour pulvérisation cutanée) conviennent dans les stades peu évolués de l’alopécie androgénétique (chute de cheveux programmée génétiquement) chez les hommes de 18 à 41 ans.
Quant au finastéride 5 mg ainsi qu’au dutastéride 0,5 mg, ils sont utilisés dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate et la prévention de troubles urologiques associés. Pour les cas sévères de calvitie, la solution réside dans une greffe de cheveux. La Turquie fait figure de leader mondial de cette opération.
Les bénéfices du finastéride l’emportent sur les risques, selon les scientifiques
Le finastéride 1 mg par voie orale et le finastéride 2,275 mg/mL peuvent aussi prévenir une chute plus importante de cheveux. Mais ils sont associés à divers effets secondaires, tels que les troubles psychiatriques (humeur dépressive, dépression, idées suicidaires) et les troubles de la fonction sexuelle (notamment troubles de l’érection, de l’éjaculation, diminution de la libido).
Face à ces risques, l’ANSM invite les patients à un temps de réflexion avant de débuter le traitement. L’agence insiste aussi sur la nécessité d’un suivi médical régulier pendant le traitement. Cela fait plusieurs années qu’elle alerte sur le fait que la molécule expose à des troubles. Toutefois, le finastéride a été récemment réévalué et les scientifiques estiment toujours que ses bénéfices l’emportent sur les risques.
