Mines antipersonnel : Handicap international lance ses pyramides de chaussures

Comme chaque année, Handicap international organise jusqu’à la rentrée son opération « pyramides de chaussures » dans plusieurs communes de France pour dire STOP aux mines antipersonnel. Cette opération consiste à lancer des chaussures qu’on ne porte plus, pour constituer une montagne. Les accessoires sont ensuite redistribués à des opérateurs de collecte locaux pour favoriser l’économie circulaire et soutenir des actions de solidarité dans le monde.

Bien que strictement réglementées ou interdites par le droit international humanitaire en raison de leur dangerosité, les mines antipersonnel sont répandues dans le monde, en particulier dans les zones de conflits. En 2024, elles ont tué ou blessé plus de 6 200 personnes, soit le total annuel le plus élevé depuis quatre ans. Neuf victimes sur 10 étaient des civils, et près de la moitié des enfants.

Plus de 90% des victimes des mines antipersonnel sont des civils

Depuis des décennies, les ONG alertent sur les dangers que représentent ces engins explosifs, qui tuent davantage les civils que les soldats (plus de 90% des victimes sont des civils). Parmi ces organisations figure Handicap international. Cette ONG prend soin des blessés, leur donne des prothèses pour remplacer la jambe perdue et leur apprend à vivre avec ces dispositifs. Pour limiter les accidents, elle explique aussi aux populations vivant dans les zones de conflits comment repérer les mines. En outre, l’association fait du déminage sur le terrain, grâce à des personnes spécialement formées.

Les pyramides de chaussures visent à sensibiliser le public aux conséquences des mines antipersonnel

Et ce n’est pas tout. Chaque année, depuis 30 ans, Handicap international organise des lancées de chaussures pour dire NON aux mines antipersonnel. Cette opération baptisée « pyramides de chaussures » vise à sensibiliser le public aux conséquences des mines antipersonnel et à défendre la protection des civils touchés par la guerre. Elle consiste à déposer des chaussures qu’on n’utilise plus ou à les lancer par-dessus des montagnes de paires, dans un lieu public choisi pour l’occasion. Ce geste simple permet de participer à une action solidaire et citoyenne en faveur des victimes civiles des conflits armés dans le monde.

Une action en faveur de l’environnement, en plus de la solidarité

Outre un acte de solidarité, c’est aussi un geste écoresponsable. En effet, après les pyramides, les chaussures collectées sont redistribuées (certaines recyclées avant) à des opérateurs de collecte locaux, agréés par Refashion, acteur majeur du recyclage textile et partenaire de l’événement. En prenant part à cette opération, le citoyen donne ainsi une seconde vie à ses chaussures et pose une action en faveur de l’environnement. Ouvertes à tous et à toutes, aux petits et aux grands, ces pyramides de chaussures se déroulent tout au long de l’année sur des places sélectionnées à l’avance.

Les pyramides de chaussures ont lieu jusqu’à la rentrée

Pour l’édition 2026, les pyramides de chaussures ont démarré fin mai et se poursuivront jusqu’à la rentrée. Elles ont déjà eu lieu à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), le samedi 23 mai, et sur le Champ-de-Mars, le samedi 6 juin. L’opération est prévue à Villeurbanne, près de Lyon, le samedi 26 septembre, avant de revenir à Paris sur la place de la République le samedi 10 octobre.

Les pyramides de chaussures sont aussi le moment de participer à des expériences, de plonger au cœur des missions de Handicap International auprès des populations vulnérables, de se mettre dans la peau des humanitaires face à une situation d’urgence ou encore de vivre le parcours d’une personne blessée (parcours en fauteuil ou avec une prothèse).