Novartis relève ses prévisions annuelles malgré une chute de 59 % de son résultat d’exploitation

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Novartis a annoncé mardi une hausse de 4% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre 2026, à 14,5 milliards de dollars, mais une baisse de 59% de son résultat d’exploitation. Celui-ci a été pénalisé par l’augmentation des dépenses de recherche et développement et une dépréciation de 1,9 milliard liée au médicament expérimental del-desiran. Malgré ce revers clinique, le groupe pharmaceutique suisse a relevé ses prévisions annuelles et maintenu son objectif de croissance des ventes.

Le mardi 27 octobre, le groupe pharmaceutique suisse Novartis a publié ses résultats financiers du troisième trimestre 2026. Ceux-ci présentent un contraste entre la progression de l’activité commerciale et le recul des bénéfices déclarés. Le chiffre d’affaires net a augmenté de 4 %, à 14,5 milliards de dollars, grâce notamment à la croissance des volumes, qui a apporté 14 points de pourcentage. Cette dynamique a compensé la pression de la concurrence des génériques, qui a retranché neuf points, ainsi que la légère érosion des prix, à hauteur d’un point.

Un résultat opérationnel de base au-delà des attentes des analystes

Le résultat opérationnel de base a progressé de 11 %, à 6 milliards de dollars, soit une hausse de 10 % à taux de change constants. Il a dépassé les attentes des analystes, qui tablaient sur environ 5,6 milliards de dollars. La marge correspondante a atteint 41,6 % des ventes, en amélioration de 2,3 points. Quant au bénéfice net de base, il a augmenté de 8 %, à 4,7 milliards de dollars. Les performances de plusieurs médicaments ont soutenu cette évolution, notamment Kisqali (médicaments anticancéreux), dont les ventes ont progressé de 37 % à taux de change constants, et Kesimpta (traitement contre la sclérose en plaques chez l’adulte), en hausse de 22 %.

Un résultat d’exploitation et un bénéfice en nette baisse

À l’inverse, le résultat d’exploitation publié a diminué de 59 %, à 1,8 milliard de dollars, tandis que le bénéfice net a chuté de 70 %, à 1,2 milliard, contre 3,9 milliards un an auparavant. Cette dégradation s’explique principalement par l’augmentation des coûts de recherche et développement et la dépréciation partielle de 1,9 milliard de dollars de l’actif lié au del-desiran.

Ce traitement expérimental contre la dystrophie myotonique de type 1, aussi appelée maladie de Steinert, n’a pas atteint son critère principal lors de l’essai clinique de phase III HARBOR. Novartis l’avait acquis dans le cadre du rachat d’Avidity Biosciences pour 12 milliards de dollars, le 27 février 2026. Le laboratoire a également essuyé un revers avec le pelacarsen, qui n’a pas atteint son objectif principal dans l’étude cardiovasculaire de phase III HORIZON.

Novartis relève ses prévisions de croissance pour 2026

Malgré ces déconvenues, Novartis anticipe pour 2026 un résultat opérationnel de base stable ou en croissance à un rythme faible à un chiffre, à taux de change constants. Le groupe pharmaceutique prévoyait auparavant un recul de même ampleur. En revanche, ses perspectives de ventes nettes restent inchangées, avec une croissance attendue dans le bas d’une fourchette à un chiffre. Selon l’évolution des taux de change observée fin octobre, les devises pourraient apporter un point de pourcentage supplémentaire aux ventes comme au résultat opérationnel de base.

Novartis mise sur plusieurs médicaments pour soutenir ses prochains résultats

Pour soutenir sa croissance et compenser les expirations de brevets, Novartis mise sur plusieurs médicaments. Outre Kisqali et Kesimpta, il compte notamment sur Pluvicto, destiné au traitement du cancer de la prostate, et Scemblix, utilisé contre certaines formes de leucémie. Le rémibrutinib constitue également un espoir : ce traitement a atteint son critère principal dans deux essais de phase III consacrés à la sclérose en plaques récurrente.

Novartis aborde donc la fin de l’exercice avec une activité commerciale en progression et un objectif de rentabilité de base plus favorable, malgré la chute de ses bénéfices. La croissance de ses médicaments établis devra compenser la pression des génériques, alors que les revers du del-desiran et du pelacarsen soulignent les risques associés à la recherche clinique. La capacité de l’entreprise pharmaceutique à renouveler son portefeuille thérapeutique restera déterminante pour soutenir ses résultats futurs.