Vitry-sur-Seine : Isor Group teste des exosquelettes robotisés pour réduire la pénibilité au travail

Isor Group, spécialiste de la propreté industrielle en France, équipe désormais ses agents d’exosquelettes robotisés connectés fournis par German Bionic, une deep-tech allemande. Les premières expérimentations ont lieu sur le site d’essais ferroviaires de la SNCF à Vitry-sur-Seine. L’objectif de ce déploiement est de réduire les TMS et la pénibilité pour ses collaborateurs.

Isor Group, spécialiste en France de la propreté industrielle et des services associés, poursuit son engagement en matière de Qualité de Vie au Travail (QVT) et de prévention des risques professionnels. L’entreprise a récemment déployé, sur le site d’essais ferroviaires de la SNCF à Vitry-sur-Seine, des exosquelettes robotisés connectés German Bionic, une deep-tech allemande spécialisée dans la robotique et les technologies portables. Avec ces dispositifs, elle souhaite réduire la pénibilité du travail de ses collaborateurs, prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS) et favoriser un environnement de travail plus sûr.

Ces exosquelettes, une assistance à la manutention, pour aider à prévenir au quotidien les risques lombaires et les TMS

German Bionic développe et fabrique depuis 2018 des exosquelettes connectés pour l’industrie, la logistique et le secteur de la santé. Ses dispositifs fournissent une assistance à la manutention, pour aider à prévenir au quotidien les risques lombaires et les TMS liés au levage ou au port de charges lourdes. Selon la société, ils peuvent compenser jusqu’à 38 kg de charge, tout en analysant et adaptant en temps réel les déplacements et la posture de l’utilisateur grâce à une intelligence artificielle intégrée. Pour les industriels, ces équipements représentent un atout majeur pour la protection des travailleurs et le recrutement des jeunes, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Sur le site de Vitry, quatre opérateurs d’Isor Group utilisent deux exosquelettes en rotation pour des tâches exigeantes

Avant de déployer les exosquelettes sur le terrain, Isor Group a mené une analyse approfondie des postures les plus à risque pour les ouvriers, puis leur a offert une formation spécifique sur leur utilisation, leurs bénéfices et leurs limites. L’entreprise a également apporté un suivi progressif pour optimiser ces dispositifs en fonction du retour terrain. Sur le site de Vitry, quatre opérateurs utilisent deux exosquelettes en rotation pour des tâches exigeantes telles que le levage de palettes lourdes (jusqu’à 600 kg par palette), le port d’élingues de 25 kg, le transport de sacs de sable de 30 kg), ou encore pour le déplacement de meubles de bureau entre bâtiments, sans ascenseurs.

Isor Group enregistre des retours positifs de la part des principaux bénéficiaires

Les premiers retours d’expérience de terrain sont positifs, d’après Isor Group. Les employés font part d’un équipement très léger et facile à porter, et surtout d’une réduction de la pénibilité. « Avant, j’avais souvent mal au dos en fin de journée […] Depuis que j’utilise l’exosquelette, je sens vraiment la différence : je force moins, et je termine mes journées sans douleur », a confié un collaborateur du nom de Madassa B.

Un autre, Sékou D., chef d’agence Isor Group IDF Est, reconnaît que « c’est un vrai outil de prévention » qui « motive les agents, parce qu’ils voient qu’on investit pour leur confort ». Isor Group estime que ces exosquelettes pourraient être très utiles dans des secteurs comme le BTP, où les efforts physiques sont intenses. Pour sa part, le groupe compte généraliser ces équipements sur les tâches qui en ont besoin.