Les mardi 6 et mercredi 7 avril, Lyon a accueilli le « One Health Summit », le sommet international dédié à la préservation de la santé et de la nature. Cet évènement était placé sous le thème de l’interdépendance entre santé humaine, environnementale et animale. Ce qui implique qu’il faut améliorer la santé de notre planète, si l’on veut améliorer durablement celle des humains.
Le One Health Summit (« Sommet Une Santé »), un rendez-vous international consacré à la préservation de la planète et de la santé, s’est tenu les mardi 6 et mercredi 7 avril à Lyon, en France. Initié par la France, cet évènement vise à prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux qui menacent les populations et la planète. Pendant deux jours, une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement, des dirigeants d’institutions, des médecins, des chercheurs, des responsables d’ONG et de la société civile ont abordé l’interdépendance de la santé humaine, animale et environnementale.
Emmanuel Macron au One Health Summit
Emmanuel Macron était présent à la clôture du sommet mardi. Une participation qui ne surprend pas puisque depuis son premier mandat (2017-2022), le chef de l’État français a régulièrement organisé des sommets « One Planet » pour parler des thématiques environnementales au niveau international. Mais celui de Lyon est le premier consacré au sujet « One Health » (« Une Santé »). Dans un discours à la presse, l’Elysée a reconnu que le bien-être humain dépend affectivement de celui des animaux et de la planète toute entière. « Si on veut améliorer durablement la santé des humains, il faut améliorer la santé de notre planète », a déclaré le service de communication du président français. Ainsi, ajoute-t-il, « on ne peut pas traiter tous ces sujets de manière séparée et c’est l’enjeu de ce sommet ».
Le One Health Summit a abordé les thématiques de la pollution, des systèmes alimentaires et des zoonoses
Fort de cette approche, les participants ont mis un point d’honneur à aborder des thématiques comme les expositions aux pollutions, les systèmes alimentaires durables, les résistances aux antibiotiques et les zoonoses, ces maladies infectieuses transmises par les animaux (dengue, chikungunya, zika, etc.). Pour éviter ces maladies, et surtout une nouvelle pandémie du type Covid-19, les scientifiques ont appelé à laisser de la place aux animaux et à ne pas empiéter sur leur espace de vie. Car c’est en se rapprochant d’eux qu’ils nous transmettent leurs microbes et vice-versa. Aussi, les médecins ont mis en garde contre l’utilisation abusive des antibiotiques, qui n’enraie pas les épidémies. Bien au contraire, ces traitements favorisent l’apparition de bactéries résistantes dans l’environnement bien plus difficiles à combattre. C’est l’antibiorésistance, devenue un problème de santé publique majeur.
Des recommandations pour soigner simultanément les hommes et la planète
Les scientifiques invitent en outre à réduire l’usage du plastique et des pesticides dans le monde, et à lutter davantage contre la déforestation et la pollution, qui accélèrent le changement climatique. Pour soigner simultanément les hommes et la planète, ils ont émis plusieurs recommandations. Notamment de placer au cœur des politiques publiques la prévention primaire aux points de contact à haut risque entre humains, animaux et environnement, et de soutenir les systèmes de surveillance, de prévention et de contrôle des épidémies par un dialogue science-État-société. Ils estiment par ailleurs que la prévention par la réparation de la nature coûtera toujours moins cher que les tentatives d’endiguer de nouvelles épidémies et des catastrophes climatiques (sécheresse, inondation, etc.).
