Le 26 janvier 2026, la Commission européenne a mis en place un groupe de travail chargé de renforcer les contrôles à l’importation de l’UE, tout en soutenant les emplois et la croissance chez les producteurs européens. Cette task-force concentrera ses efforts sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, ainsi que les résidus de pesticides.
Le lundi 26 janvier, la Commission européenne a créé un nouveau groupe de travail chargé de maintenir et de renforcer la capacité de l’UE à garantir la conformité des importations avec les normes de l’Union, tout en soutenant les emplois et la croissance chez les producteurs européens. Le lancement de cette task-force a eu lieu en marge du Conseil organisé ce jour. Il constitue une réponse au dialogue sur la mise en œuvre des contrôles à l’importation, qui s’est tenu en décembre dernier. À l’occasion de cette rencontre, la Commission a annoncé sa volonté d’augmenter les audits aux points d’entrée de l’UE afin de vérifier si les autorités nationales inspectent correctement les expéditions.
Trois missions majeures assignées au groupe de travail
Le groupe de travail, qui associe les expertises de la Commission et des Etats membres (EM), aura pour mission de : poursuivre l’harmonisation des contrôles à l’importation dans l’ensemble de l’UE ; élaborer des recommandations d’actions conjointes entre la Commission et les EM ; et déterminer les domaines dans lesquelles des mesures administratives ou réglementaires supplémentaires seraient nécessaires pour renforcer les contrôles aux frontières. Ces mesures permettront de maintenir des niveaux élevés de protection de la santé humaine, animale et végétale, en garantissant l’hygiène et la sécurité des denrées alimentaires.
Un besoin de personnel et de fonds supplémentaires pour assurer les contrôles à l’importation
La Commission européenne précise que ces règles s’appliquent à toutes les denrées alimentaires vendues dans l’UE, qu’elles soient produites sur le marché intérieur ou importées. Olivér Várhelyi, commissaire européen à la santé et à la sécurité alimentaire, a expliqué que cette initiative nécessiterait du personnel et des fonds supplémentaires, ainsi que des contrôles numériques plus efficaces, notamment grâce à l’intelligence artificielle.
S’il ne fournit pas de détails sur les objectifs ou les budgets, le dirigeant rappelle que l’UE dispose déjà d’une législation solide en matière de sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux qui garantit que les produits importés de pays tiers sont sûrs pour nos citoyens. Il note que la Commission effectue également, et de façon régulière, des audits sur ces pays tiers afin d’évaluer la fiabilité de leurs systèmes, tout en travaillant en étroite collaboration avec les autorités vétérinaires et douanières des États membres.
Les membres de l’UE n’accordent pas la même attention aux contrôles à l’importation
Certains pays de l’UE attendait depuis longtemps ce renforcement des contrôles sur les importations, alors que l’Union a signé récemment un accord commercial historique avec l’Inde et prépare un autre traité de libre-échange avec le Mercosur. L’Italie en particulier a appelé de tous ses vœux cette mesure. Son ministre de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, a déploré le fait que tous les membres de l’UE n’accordent pas la même attention aux contrôles sur les voies d’entrée. « Le groupe de travail veillera à ce que chacun fasse sa part », a-t-il promis.
Son homologue espagnol, Luis Planas, appelle à l’harmonisation des contrôles dans l’ensemble de l’Union, arguant lui aussi que les autorités nationales appliquent les normes de l’UE de manière incohérente. « Il est très important de montrer que nous sommes capables de contrôler [les importations] de Rotterdam à Algésiras », a-t-il déclaré.
