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L’OCDE dénonce le gaspillage en matière de santé publique

Rédigé par La Rédaction | Le 12 janvier 2017 à 15:00
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Un rapport de l’OCDE montre qu’un cinquième des dépenses de santé aboutit à un gaspillage important. Un problème sur lequel les pouvoirs publics pourraient se pencher pour contrôler les dépenses de l’assurance santé sans avoir à toucher aux remboursements des soins.

20 % de dépenses inutiles !

L’OCDE (Organisation de coopération et développement économiques) vient de publier un rapport dans lequel elle dénonce les innombrables dépenses inutiles et inefficaces en matière de santé. Leurs recherches se sont portées sur 35 pays membres et soulignent que 20 % des dépenses engagées pourraient être évitées. Il s’agit tout autant d’actes médicaux inutiles, que de fraudes ou de mauvaise gestion administrative.

À l’heure où les gouvernements successifs français tentent de réduire le déficit de la sécurité sociale, ce rapport fait l’effet d’une petite bombe. En effet, ce gaspillage peut être évité et ainsi permettre de faire de véritables économies sans avoir à toucher au système de soins lui-même.

Changer les comportements pour faire des économies

L’OCDE donne plusieurs exemples des dépenses mal réalisées qui impliquent un gaspillage. L’organisation parle ainsi de certaines décisions médicales comme les césariennes, la prescription d’antibiotiques ou d’examens d'imagerie inutiles. Le gâchis de médicaments aussi bien dans les structures de santé que chez les particuliers est aussi souligné tout comme le fait que les médicaments génériques sont sous-utilisés et que les urgences traitent trop souvent des patients qui n’ont rien à faire dans ce service.

Mais l’OCDE tient aussi à rappeler que la fraude, la corruption, les dépenses administratives et la mauvaise gestion sont également la cause d’un gaspillage qui pourrait être évité.

Pour l’OCDE, il ne s’agit pas forcément d’entamer des transformations profondes des systèmes de santé, mais plutôt : « d'investir et de changer les comportements », aussi bien ceux des patients que des professionnels de santé.

Campagnes de sensibilisation, études pour obtenir des données chiffrées précises ou incitations financières peuvent être mises en place pour permettre une évolution progressive des comportements et avancer vers moins de gaspillage.

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