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L’UFC-Que Choisir dénonce la présence d’E171 dans les médicaments

Rédigé par La Rédaction | Le 11 février 2017 à 09:15
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Le dioxyde de titane, ou E171, n’est pas seulement présent dans l’alimentation. Selon UFC-Que Choisir, on le retrouve également dans 4 000 médicaments.

L’additif E171 présent dans les médicaments

Le débat sur les dangers du dioxyde de titane, appelé communément E171, ne fait que commencer. Après avoir été dénoncé comme colorant dangereux très présent dans notre alimentation, l’UFC-Que Choisir s’indigne du fait qu’on le retrouve trop souvent dans nos armoires à pharmacie.

Ainsi, l’association a publié les résultats de son étude sur le sujet. Elle a consulté les bases de données regroupant les médicaments mis sur le marché en France, et le résultat est impressionnant puisque 4 000 d’entre eux contiennent l’additif E171. Les complémentaires alimentaires sont également concernés. L’UFC-Que Choisir indique avoir effectué une recherche sur un site de parapharmacie et avoir ainsi découvert 650 produits de grandes marques contenant ce colorant.

L’association indique : « L’additif se niche partout, qu’il s’agisse de spécialités prises en automédication par tout un chacun ou de traitements quotidiens pour malades chroniques ».

Le danger du dioxyde de titane pour la santé

Mais quels sont les dangers de l’E171 ? Tout remonte à une étude récente de l’Inra sur ce sujet. L’institut s’est alarmé à propos des problèmes engendrés par le dioxyde de titane sur l’organisme des rats étudiés à cette occasion. L’Inra déclare : « Le dioxyde de titane génère des troubles du système immunitaire, mais également des lésions prénéoplasiques dans le côlon ». Il est, en fait, composé en partie de micro et de nanoparticules qui pénètrent très facilement dans l’organisme en passant par les intestins. Impossible donc de l’éviter lorsque l’on en consomme.

Face à ces résultats, une enquête de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) doit être lancée. L’UFC-Que Choisir demande donc aux pouvoirs publics que cette évaluation concerne aussi les médicaments et pas seulement le secteur alimentaire. Elle conclut son communiqué en affirmant : « Si le moindre doute subsistait sur l’innocuité de ce composé, il faudrait songer à une interdiction, non seulement dans les aliments, mais aussi dans les médicaments ».

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