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Un projet de loi pour limiter le taux de sucre dans les produits alimentaires des DOM-TOM

Rédigé par Cyrille Humbert | Le 28 mars 2013 à 16:17
DOM-TOM teneur en sucre produits alimentaires industriels

Le gouvernement a présenté à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à rétablir l’équité entre la quantité de sucre des produits alimentaires vendus dans les départements d’Outre-mer et celle contenue dans les produits alimentaires commercialisés en métropole.

Selon les dernières analyses en laboratoire, certains produits alimentaires – tels que les sodas et les produits laitiers- vendus dans les DOM-TOM ont une teneur en sucre beaucoup plus élevée que ceux vendus en métropole.

A tel point qu’un Fanta à l’orange acheté en Guyane contiendra 48.59% de sucre en plus que le même produit obtenu en France métropolitaine. De même que pour un yaourt Danone à la fraise où le taux de sucre est plus élevé de 50.77%.

Une inégalité affligeante qu’un spécialiste explique par le fait que le processus de fabrication « répond à des licences locales. Par exemple, le Coca-Cola est fabriqué à Trinidad ou en Martinique et la recette de l’Orangina proposée dans les DOM-TOM est concoctée en Martinique et en Guyane » ce qui permet aux industriels de sucrer les produits selon leur convenance.

Or, « il faut réagir car c’est une inégalité entre les consommateurs qui engendre un vrai problème de santé publique » selon Hélène Vainqueur-Christophe, la députée socialiste de Guadeloupe.

Le développement de maladies cardiovasculaires ou du diabète guette cette population chez qui 25% des enfants et des adolescents sont en surcharge pondérale.

Le gouvernement a donc soumis une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour endiguer le phénomène bien que pour  Hélène Vainqueur-Christophe, la solution réside dans l’accoutumance : «  il faut juste habituer les jeunes générations à mieux s’alimenter » préconise-t-elle au lieu d’affirmer « que les habitants aiment manger plus sucré et que si [les industriels] proposaient des produits moins sucrés, ils en achèteraient moins. »

 « Ils auront tous six mois pour se mettre en règle, le temps d’écouler leurs stocks » a-t-elle conclu.

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