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Les gaz intestinaux seraient un indicateur d’obésité

Rédigé par Cyrille Humbert | Le 27 mars 2013 à 11:42
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Il s’agirait d’une découverte surprenante, l’obésité peut être causée par un déséquilibre bactériologique de l’intestin. Le test détecterait une obésité potentielle via l’haleine.

Jusqu’à présent les idées reçues en matière d’obésité se trouvaient profondément liées à nos habitudes alimentaires, notamment si celles-ci étaient trop riches en sucre, sel ou encore inactivité. Cependant des scientifiques américains auraient découvert que la présence de méthane et d’hydrogène pouvaient indiquer un risque d’obésité.

A Los Angeles, des médecins américains de l’Hôpital Cedars-Sinai auraient analysé les haleines de 800 personnes en les classant par catégorie : les qualifiées de normales, celles chargées en méthane, celles chargées en hydrogène et celles possédant une haute quantité de ces deux gaz.
Lors de cette étude, l’indice de masse corporelle (IMC) était également calculé ainsi que la répartition entre muscles et tissus adipeux.

Les résultats seraient surprenants, les personnes possédant des haleines riches en méthane et hydrogène possèdent des IMC et taux de graisse élevés.
Les symptômes tels que les ballonnements, une diarrhée ou encore une constipation étaient identifiés par les chercheurs, comme provenant de mauvaises bactéries de l’intestin, cependant « la composition en micro-organismes vivant dans l’intestin est normalement équilibrée, et permet de convertir les aliments en énergie » selon le Dr Ruchi Mathur qui a dirigé l’étude.

« Mais, lorsque la bactérie methanobrevibacter smithii est surabondante, l’équilibre intestinal modifié peut rendre les personnes plus enclines à prendre du poids et à accumuler de la graisse » ajoutera-t-il. Les recherches des chercheurs ne seraient pas nées d’hier, il a été constaté qu’à l’intérieur de l’intestin, la bactérie methanobrevibacter smithii transformerait l’hydrogène en méthane.

En 2006 il avait été découvert que la présence de methanobrevibacter smithii engendrait une autre bactérie appelée bactéroïde thetaiotaomicron, cela ferait coloniser davantage de graisse chez les rongeurs. Les recherches actuelles nécessiteraient des tests supplémentaires afin de déterminer le lien existant entre l’IMC  et les bactéries intestinales. En cas de confirmation des tests, des solutions telles que les probiotiques pour éviter une obésité issue des bactéries seraient disponibles.

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