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Les dentistes contestent le plafonnement du prix des prothèses dentaires

Rédigé par La Rédaction | Le 04 mars 2017 à 09:30
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Le 03 mars s’est tenue une manifestation rassemblant les chirurgiens-dentistes libéraux. Mais quelles sont les raisons de leur mécontentement ? Un avenant qui, entre autres, implique le plafonnement du prix des prothèses dentaires.

Un avenant à la convention qui ne passe pas…

Les syndicats représentant les chirurgiens-dentistes libéraux ont bien essayé de s’opposer aux propositions faites par l’assurance maladie, mais sans succès ! En effet, après maintes négociations depuis le mois de janvier dernier, concernant un avenant à la convention qui lie la sécurité sociale aux chirurgiens-dentistes, aucun accord n’a pu être trouvé.

D’un côté, l’assurance maladie propose une enveloppe de 806 millions d’euros sur quatre ans aux professionnels dentaires. Cet argent doit permettre la revalorisation de certains petits soins dentaires les plus courants comme les caries ou les détartrages. En contrepartie, les dentistes doivent accepter le plafonnement de tous les actes liés aux prothèses.

De l’autre côté, les syndicats demandent 2,5 milliards d’euros et n’acceptent pas le plafonnement des prothèses, car ce sont ce type de soins qui leur laissent une marge de manœuvre suffisante pour équilibrer leurs revenus. Les petits soins courants, même revalorisés, ne pourront pas combler l’argent perdu avec le plafonnement des actes liés aux prothèses dentaires.

Un arbitrage qui déplaît

L’avenant n’a donc pas été signé par les syndicats représentant les chirurgiens-dentistes, notamment les deux plus importants la FSDL (Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux) et la CNSD (Confédération Nationale des Syndicats Dentaires). Comme le prévoit la loi dans ce genre de cas, un arbitrage doit donc être effectué. Mais cette situation est presque toujours désavantageuse pour les professionnels de santé. En effet, l’arbitre impose souvent des décisions qui sont moins favorables que les propositions de l’assurance maladie.

Les syndicats ressentent donc cette demande d’arbitrage comme un chantage, soit ils signent un avenant dont ils ne veulent pas, soit ils risquent d’obtenir encore moins que ce qu’on leur propose actuellement.

Le 03 mars, une grève a donc été organisée, suite à d’autres manifestations auparavant. Cette date devrait être le début d’actions de contestation organisées par les syndicats et les chirurgiens-dentistes.

Commentaires (1)
Jmn | Le 09 mars 2017 à 16:18

Les raisons de la colère (des dentistes et des étudiants en grève depuis 8 semaines, avec le soutient de l'unecd), sont d'une part l'arbitrage certe, imposé par une loi d'exception (l'arbitrage est prévu par la loi en cas d’échec des négociations concernant une nouvelle convention et non pas comme actuellement à l'avenant d'une convention), MAIS SURTOUT la revalorisation des soins conservateurs (détartrages, soins de carie, chirurgie...) largement insuffisantes puisque c'est tarif de remboursements n'ont pas été réévalué depuis 1988 malgré l'évolution des techniques, du matériel, c'est soins conservateurs sont donc aujourd'hui réalisé par les chirurgiens-dentistes soit à perte soit contraire au données acquises de la science. De plus les étudiants déplore le manque criant de politique de santé publique bucco dentaire en France et appellent à renforcer la prévention (consultation annuelle de 1 à 18ans, prise en charge de la fluoration,etc) ainsi qu'un remboursement par l'assurance maladie des traitements des maladies de gencive, inexistant jusqu'ici.
Je regrette qu'un site comme celui-ci n'informe pas plus sur ce combat de santé publique mener par les dentistes pour l'ensemble des patients

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